Thibauld Mazire, notre coup de coeur du mois

Découvrez le coup de cœur de Rémy, vendeur chez EMPREINTES Pézenas, la Maison des Métiers d’Art.

Les œuvres murales de Thibauld Mazire invitent à une forme d’attention particulière, presque silencieuse, où l’image ne se donne jamais entièrement d’un seul regard. Ces tableaux en laque donnent une personnalité forte à un intérieur. Entre abstraction et paysage, profondeur et planéité, réel et imaginaire : l'image devient une énigme sensible.

Entre abstraction et paysage

À la croisée de l’abstraction et de la figuration, ses laques ne racontent pas une image : elles la suggèrent. Montagnes, bords de mer, ciels menaçants, lignes d’horizon ou silhouettes furtives apparaissent puis s’effacent dans une matière profonde, presque liquide. Le regard s’y perd, attiré par ces zones de lumière subtile où tout semble en suspension.

Une formation tournée vers l’image

Diplômé de l’École Nationale Supérieure des Arts Appliqués Olivier de Serres, Thibauld Mazire développe très tôt un intérêt pour l’image et ses modes de perception, qu’il approfondit ensuite par une pratique mêlant photographie et matière. Cette double approche irrigue aujourd’hui son travail, où le regard photographique se confronte à la lenteur et à l’exigence du geste de laqueur.

Son travail a été récompensé au Japon par le Chairman Prize de la Japan Paintmakers Association, et il a siégé au jury du Concours international de laque d'Ishikawa en 2005. Une reconnaissance internationale qui dit l'exigence du geste.

"Emu par la fusion entre la dimension figurative de la photographie
et la dimension abstraite du travail de la laque,
j’aime l’évasion que ses œuvres procurent ainsi que
les dimensions poétiques et oniriques qui s’en dégagent."

Rémy, vendeur chez EMPREINTES Pézenas, la Maison des Métiers d’Art

La laque comme territoire

Chez lui, la laque n’est pas seulement un médium : c’est un territoire. Une surface vivante, faite de strates, de transparences et de reflets. Par le biais de la technique du transfert photographique, le laqueur fait entrer le réel dans l’imaginaire, sans pour autant qu’il y ait chez lui une quelconque intention de réalisme.

Entre profondeur et planéité, réel et imaginaire, l’image devient une énigme sensible. Dans une palette souvent assourdie, presque silencieuse, l’artiste compose des atmosphères intérieures.

Un savoir-faire réinventé

Ce qui touche, c’est cette capacité à faire dialoguer une technique exigeante, héritée d’un savoir-faire ancien, avec une écriture résolument contemporaine. Les vernis hydrosolubles qu’il privilégie ouvrent des champs nouveaux. Proches de l’acrylique, solubles dans l’eau, ils s’inscrivent dans le souci de préserver l’environnement par une diminution des composés organiques volatils. Translucides, non jaunissants, ils permettent une utilisation de teinte très claire jusqu’au blanc pur, peu traditionnel dans la laque.

Retrouvez en ce moment et jusqu’à fin juillet les pièces de Thibault Mazire dans notre boutique EMPREINTES Pézenas !