Du 22 octobre au 7 novembre 2026, le concept store EMPREINTES accueille, pour la première fois, plus de 300 pièces de 13 artisans japonais de la préfecture de Tottori. Céramique, papier washi, teinture à l'indigo, tissage, bois : une immersion dans le Mingei, la philosophie japonaise de la beauté de l'utile.
Et si la beauté se trouvait dans les objets les plus simples ? Un bol en céramique, une tasse à thé, un carnet en papier japonais, un tissu teint à l’indigo…
Né au Japon dans les années 1920 sous l’impulsion du philosophe Yanagi Sōetsu, le Mingei, littéralement « art populaire », défend une vision singulière de l’artisanat : celle d’une beauté qui naît de l’usage. Loin de rechercher l’exceptionnel ou le spectaculaire, cette philosophie valorise la simplicité des formes, la justesse des matériaux et les gestes transmis de génération en génération.
Plus qu’un courant esthétique, le Mingei nous invite à regarder autrement les objets qui nous entourent, à apprécier leur beauté autant que leur fonction, et à renouer avec le plaisir de les utiliser au quotidien.
Pour cette exposition inédite, EMPREINTES présente plus de 300 pièces réalisées par 13 créateurs et ateliers de Tottori, sélectionnées avec soin par Guillaume et Lisalou, connus sous le nom de MamieBoude. Depuis 2018, ce duo passionné parcourt la région à la rencontre de ses artisans et de leurs savoir-faire.

YOBOTY
Bijoux en papier washi
De la céramique au papier washi, en passant par le bois, le textile et la teinture à l'indigo, l'exposition réunit 13 créateurs et ateliers de Tottori, témoins de la diversité et de la vitalité de l'artisanat japonais.
Bols, assiettes, théières, accessoires, bijoux et objets du quotidien composent une sélection où chaque pièce raconte une histoire de matière, de geste et de transmission.
Des objets faits pour être utilisés, aimés et conservés durablement. Une rencontre entre les métiers d’art français et japonais.
Cette exposition s’inscrit dans un partenariat entre Ateliers d’Art de France et la préfecture de Tottori, destiné à favoriser les échanges entre artisans des deux pays et à encourager la transmission de leurs savoir-faire.
En accueillant ces créations japonaises à Paris, EMPREINTES poursuit sa vocation : faire découvrir la richesse des métiers d’art, révéler des savoir-faire singuliers et célébrer l’émotion d’une pièce unique.
Une invitation à ralentir, à porter un autre regard sur les objets et à découvrir un Japon sensible, loin des sentiers battus.
Située sur l’île de Honshū, face à la mer du Japon, la préfecture de Tottori est une région préservée, connue pour ses dunes de sable spectaculaires, ses montagnes boisées et ses rivières aux eaux pures.
À l’écart des grandes métropoles, les artisans y perpétuent des savoir-faire ancestraux, profondément liés aux ressources naturelles de leur territoire.
Céramique japonaise, papier washi, travail du bois, tissage traditionnel ou teinture à l’indigo : chaque discipline témoigne d’un rapport particulier à la matière, au temps et à la transmission.
À Tottori, l’esprit Mingei n’appartient pas seulement au passé. Il continue de vivre dans les ateliers, à travers des créations qui font dialoguer tradition et usages contemporains.
Japon, l’esprit Mingei des artisans de Tottori
Exposition-vente : plus de 300 pièces d’artisanat japonais à découvrir et à acquérir sur place.
Du 22 octobre au 7 novembre 2026
Concept store EMPREINTES Paris 3
5, rue de Picardie, 75003 Paris
Du mardi au samedi, de 11h à 19h.
L'Inshu Washi remonte à l'époque de Heian. C'est le premier washi désigné comme artisanat traditionnel par l'État japonais. Hasegawa Norito Seishi le fabrique à Aoya depuis quarante-cinq ans : ses feuilles deviennent des carnets cousus. Coming Saji en tire des cartes postales, des enveloppes et des carnets. Hakota Ningyo Kobo façonne des figurines du zodiaque en papier mâché, et YOBOTY crée des boucles d'oreille en washi qui peuvent être parfumées.
Dans les montagnes de Chizu, le collectif de femmes Chizu Blue cultive l'indigo depuis la graine et teint à la main selon les techniques du shibori et de l'itajime. À Sakaiminato, Itonoaya perpétue le tissage Yumihamakasuri, transmis depuis l'époque d'Edo. Enfin, Conoka tourne le bois pour créer des boîtes à thé, des assiettes et des sculptures conçues pour durer.
© Mamie Boude © Ateliers d’Art de France
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